• Pépin et Plume est le nouveau label créé par Alban Darche, qui fait pousser des projets pour qu’ils s’envolent.


    L’album L’Orphicube est disponible au format digipack


    15 euros Le disque « L’OrphiCube »


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    En répétition au Dervallières

    Pourquoi ce nom ?

    D’abord la peinture, et plus précisément le Cubisme, puis le mythe d’Orphée, et Guillaume Apollinaire pour unir les deux. Voilà pour le côté intellectuel de la chose.
    Une autre raison de ce choix baptismal, et non moindre, est de l’ordre de la consonance : si « OrphiCube » résonne en moi comme un prolongement de mes explorations Cubesques et Gros-Cubesques, le mot me fait également penser à orchestrion, la fabuleuse machine orchestre. Puis je glisse d’orchestrion à amphitryon, celui qui offre à ses convives un dîner, un concert ?

    Un Cube Orphique ?

    Apollinaire, saluant l’irrésistible lyrisme chromatique de Delaunay, écrivait « C ’est l’art de peindre avec des éléments empruntés non seulement à la réalité visuelle, mais entièrement créés par l’artiste et dotés par lui d’une puissante réalité [...] C’est de l’art pur. »
    Il y a tout juste 100 ans, en 1912, Guillaume Apollinaire inventait donc l’appellation « cubisme orphique » pour décrire les peintures de Robert Delaunay.
    Le nom « orphisme » fait clairement référence à son poème Orphée de 1908, qui traite de poésie pure, sorte de « langage lumineux ». Une autre interprétation de ce terme est proposée : Le nom fait l’analogie de cette peinture avec la musique. Au début du XXème siècle la musique représentait l’art moderne par excellence, parfaitement abstraite donc pure et comportant une fonction totalisatrice.
    Le mouvement est considéré comme indispensable dans l’évolution du cubisme vers l’abstraction.

    Delaunay poussa le procédé de destruction de l’objet à son comble et constata sa faculté vibratoire. Dès lors il se détache du côté statique et monochrome du cubisme en puisant son inspiration non plus dans les objets extérieurs mais dans la lumière elle-même, procréatrice de dynamisme et de forme : « J’eus l’idée à cette époque d’une peinture qui ne tiendra techniquement que de la couleur, des contrastes, mais se développant durant le temps et se percevant simultanément, d’un seul coup ».

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    En janvier à Radio France "Jazz sur le vif" (Paris)

    Et l’orchestre dans tout ça ?

    L’OrphiCube est à géométrie – un peu – variable, c’est à dire que nous sommes six musiciens fixes gardiens de la solidité architecturale, agrémentés de trois voix enclines à colorer l’édifice. Un orchestre à géométrie variable pour qu’à chaque fois une fraîcheur et un éclairage nouveau viennent bousculer une exécution millimétrée.
    Je souhaite avec l’OrphiCube que notre quête soit de concentrer un monde de couleurs et de grooves dans chaque mesure de notre musique.
    À l’instar de Delaunay qui voulait traduire les impressions imprimées par la lumière sur sa rétine après avoir regardé fixement la lune et le soleil, transposant une partie de son approche, je souhaiterais restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous, réminiscences de la musique que forment les bandes-son de nos existences. Une perception instantanée de la bande originale d’un film imaginaire.

    L’OrphiCube est une formation soutenue par la DRAC des Pays de la Loire, la Région des Pays de la Loire et le département de la Loire-Atlantique,
    Le Pannonica est partenaire de l’orchestre.